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La Brèche au Diable |

La Brèche au Diable doit sa richesse archéologique
aux phénomènes d’érosion qui ont
façonné le site et facilité l’installation
des hommes.
Découpé sur trois côtés par des abruptes,
le promontoire constituait un réduit facile à
défendre dans les périodes d’insécurité.
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| La légende de la brèche
au diable : La légende
attribue au diable lui-même la paternité
de ce site grandiose. En effet, Saint Quentin s'étant
retiré ici pour vivre sa vie d'ermite, il voulu
venir en aide à la population toujours en butte
aux caprices du Laizon. Pour ouvrir un passage aux eaux
du ruisseau, il fit un pacte avec le diable. Si celui-ci
après avoir ouvert une brèche dans le roche,
parvenait à surmonter une épreuve, alors
il serait maître de son âme. Le bon ermite
demanda alors au diable de laver une toison dans le ruisseau,
mais il s'agissait d'une toison de bouc et le diable ne
put lui donner la blancheur de l'agneau. Ce qui permit
à saint Quentin de sauver son âme sans renier
sa parole. |
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| Historique |
| I-
PREHISTOIRE :
Les plus anciens vestiges connus remontent au paléolithique,
c’est à dire environ 200 000 av. J.C. Un petit
abri sous roche fut identifié sur le versant sud du plateau
en 1882. Les fouilles effectuées à l’époque
livrèrent des silex très soigneusement taillés.
Quelques rares bifaces furent également découverts
sur le plateau lors des fouilles menées par M. B. EDINE
en 1954.Ce sont les témoins de la plus ancienne fréquentation
du site.Au cours de la préhistoire récente, environ
3500 à 4000 ans av. J.C, les groupes d’agriculteurs
du néolithique succèdent sur l’éperon.
Le premier groupe identifié s’apparente au groupe
de CERNY, lui-même issu du grand courant de peuplement
danubien.Pour la première fois, les hommes tirent parti
des fortifications naturelles et élèvent un premier
rempart de terre pour palier l’absence d’abrupt
vers l’Est.3000 ans av. J.C, l’occupation du site
est à son apogée avec la civilisation chasséenne
dont les productions céramiques et lithiques (pierres
polies) ont été mises en évidence au cours
des fouilles.
De cette phase date sans doute l’activité d’extraction
du silex dans la plaine avoisinante et les blocs polissoirs.
II- AGE DES METAUX :
a)Age de Bronze : Plusieurs textes du siècle dernier
relatent la trouvaille d’objets de l’age de Bronze
(haches, poignards, épées, pointes de lance).
Il semble qu’un dépôt d’artisan fondeur
ait été mis au jour lors des travaux de construction
du tombeau de Marie Elisabeth JOLY (femme DULOMBOY).
Selon M. EDEINE, la levée de terre dont le relief est
encore visible de nos jours daterait de cette période.
Cette levée de terre constituait un important rempart
long de 150 m d’un abrupt à l’autre, sorte
de glacis d’une vingtaine de mètres de largeur
à la base et dont la hauteur initiale ne devait pas dépasser
3 mètres.b)Age de fer : Plusieurs monnaies gauloises
ont été trouvées au Mont-JOLY, mais les
vestiges les plus significatifs proviennent de la découverte
en 1955 à peu de distance de l’éperon de
trois sépultures attribuées à la culture
de HALLSTATT.
III- EPOQUE GALLO-ROMAINE :
De nombreux tessons de poteries gallo-romaines ont été
recueillis sur toute l’étendue du Mont-Joly. A
proximité de l’auberge, les fondations d’un
petit édifice ont été mises à jour.
Il pourrait s’agir d’un « fanum »
(petit temple rural.Une nécropole mérovingienne
environ 700 ans ap. J.C a été particulièrement
étudiée par Monsieur EDEINE. Cette nécropole
s’étend très largement autour de l’église
de St QUENTIN. On en ignore encore les limites exactes.
CONTEXTE NEOLITHIQUE DES ENVIRONS DU
MONT-JOLY : Des recherches archéologiques
récentes ont montré que le Mont-JOLY se trouve
au cœur d’un vaste complexe d’extraction du
silex dont l’activité débute vers 3500 ans
av.J.C. On y récoltait à grande échelle
le matériau nécessaire à la fabrication
des haches dont les agriculteurs avaient besoin pour défricher.Les
haches étaient ébauchées sur place puis
transportées dans la vallée du Laizon où
elles étaient polies par frottement sur des blocs de
grès abrasifs, ce sont les polissoirs.
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