Historique
Elle fut fondée en 1131 par Guillaume
Talvas, comte du Perche de la famille des MontGomery. La charte de
dédicace est du 11 septembre 1143. La seconde en 1175 sous le vocable
de St André en Gourffern. A l’origine elle appartient à l’ordre de
Savigny puis se rallie en 1147 à l’ordre de Cîteaux
Le site où s’établie l’abbaye est isolé, en plein, dans
une clairière de défrichement mais proche de la route de Falaise à
Argentan. Il répond pleinement au double critère : le retrait du monde
voulu par le renouveau monastique de l'époque et un accès facile pour
le relier à toutes les activités économiques. En raison des guerres
anglaises, l'abbaye fut partiellement incendiait en 1356. En 1450,
Saint André servit de gîte à Charles VII après la prise de Caen en
1590. Elle fut occupée par les troupes d'Henri IV lors du siège de
Falaise
.
La mise en commande de 1555 provoqua la lente dégradation de l’abbaye
jusqu'en 1790. L'avant dernier Abbé fut un Sieur Albergotti de Florence.
En 1790, il restait six moines, le prieur devint maire de la commune
en 1792. Le monastère fut vendu comme bien national pour 45000 livres
et exploité comme carrière de pierres. Le montant des travaux de restauration
est évalué à 3200 livres.
Le site
Le site est remarquable dans son
isolement. A l'orée d'un grand massif boisé (Les Bois de Gouffern
au débouché du Vallon de la petite rivière, le Traine Feuille et de
sept étangs, qui communiquent, servant de viviers et d'abreuvoirs
; enfin, proche de la carrière de Vignats, d'où est extraite la pierre
de construction
Le temporel
Le temporel était constitué de granges agricoles, de maisons de ville à Falaise et à Caen. Les moines s'interressaient aussi au commerce de draps à Falaise (Foire de Guibray). L'abbaye s'implanta durablement dans les vignobles de Normandie et du Maine.
Les bâtiments
Le logis des hôtes ou hôtellerie (début XIVè)
Bâtiment rectangulaire à deux niveaux
consolidé par des contreforts d'angle en pierre calcaire.
La salle basse :
Les murs sont en plaquettes de grès.
Peu de chapiteaux très simples : en cul de lampe et coude renversé.
Elle est voûtée avec nervures à pénétrations
La cheminée, de grandes dimensions, a été rapportée lors de la restauration
La grande baie, du pignon sud, en tiers-point a retrouvé ses vitraux.
La charpente :
En nef de navire renversée, presque intacte, elle était lambrissée
et peinte à l'intérieure (décor de faux appareillage et frise à la
sanguine, ocre et jaune).
L'église abbatiale
Plus loin, de l'église abbatiale il ne reste que quelques arcades
aveugles retombant sur des colonnes très fines quelques chapiteaux
remarquables au décor végétal. Le bâtiment des convers subsite en
grande partie. le refectoire (fin XIIè) divisé en deux par une file
de colonnes cylindriques assez minces. A l'étage, le dortoir est éclairé
par des fenêtres de petites dimensions. Le cellier, près de l'église,
a été remanié au XVIème siècle. Tout cet ensemble est une propriété
distincte de l'hôtellerie et sera restauré dans les années à venir.
L'Abbaye de St André en Gouffern est membre
de la Charte Européenne des Abbayes et Sites Cisterciens.
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Le
Château Guillaume-le-Conquérant

